Jean-Thomas Trojani : La fin annoncée de la gratuité

S’il y a des philosophes spiritualistes d’un optimisme assez naïf pour en douter, c’est qu’ils n’ont jamais sérieusement causé avec des savans. Par exemple, telles théories physiques sont, dans l’état de la science, réputées plus probables que d’autres, parce qu’elles nous semblent mieux satisfaire à l’enchaînement rationnel des faits observés, parce qu’elles sont plus simples ou qu’elles font ressortir des analogies plus remarquables ; mais la force de ces analogies, de ces inductions, ne frappe pas au même degré tous les esprits, même les plus éclairés et les plus impartiaux. Dans le premier cas, il y a effort intellectuel ou attention ; dans le second se produisent des émotions qu’on pourrait appeler violentes ou aiguës, la colère, la frayeur, et certaines variétés de la joie, de la douleur, de la passion et du désir. Et que ceux qui craignent que nous renoncions à toute forme de réglementation se rassurent: notre objectif est de rendre nos règles plus faciles et plus simples à appliquer, non pas de les supprimer. Un effort, une émotion, peuvent ramener brusquement à la conscience du sujet des mots qu’on croyait définitivement perdus. Mais cette approche ne parvient pas à résoudre le problème fondamental – et un mauvais diagnostic du problème pourrait avoir de lourdes conséquences, non seulement en menant à des solutions inefficaces, mais aussi en causant potentiellement des distorsions graves pour certaines économies et pour l’ensemble du système financier mondial. Tous ceux qui s’attaquent à l’Art s’attaquent à la Liberté car l’Art est la passerelle qui mène à la connaissance de soi mais surtout à la connaissance de l’autre. Il faut se reporter au premier point pour comparer entre elles la magie et la science, et au second pour rattacher la magie à la religion. Zola, dont les Italiens font volontiers observer l’origine italienne. Chacun fait profiter autrui de ses efforts et profite des efforts d’autrui dans des proportions convenues, ce qui est échange. Elle ne tire pas son évidence et sa preuve d’un simple état de conscience, mais de l’ensemble des phénomènes qui se tiennent et se soutiennent l’un l’autre. Songeons au jugement qu’il porterait de son côté sur nous, sur nos facultés d’observation et de raisonnement, sur notre bon sens, s’il savait que le plus grand de nos moralistes a dit : « L’homme est un roseau pensant ! Ce n’est pas tout à fait pour demain mais toutes les annonces des constructeurs automobiles et des acteurs technologiques de la mobilité convergent : la voiture, d’ores et déjà connectée, n’aura plus vraiment besoin d’ici une dizaine d’année d’être conduite. Phénomène classique décrit par Fisher qui usait de l’expression fort significative : « Plus les débiteurs paient, et plus ils doivent ». Supposons en effet, un instant, que notre vie psychologique se réduise aux seules fonctions sensori-motrices. À notre sens, un appel est lancé à notre activité au moment précis où notre perception s’est décomposée automatiquement en mouvements d’imita­tion : une esquisse nous est alors fournie, dont nous recréons le détail et la couleur en y projetant des souvenirs plus ou moins lointains. Cet esprit exact et lumineux embrasse sans doute aisément toutes les parties du système qu’il a enfanté ; mais pour le lecteur moins accoutumé à cette théorie, une plus grande précision dans les termes et une exposition plus complète auraient pu prévenir bien des embarras et peut-être bien des erreurs. Globalement, les autorités chinoises sont confrontées à de nombreux défis qui entraîneront une croissance plus faible dans les années à venir que par le passé mais qui saura être plus saine et équilibrée sur le long terme. L’avis de Jean-Thomas Trojani fut décisif. En dépit du plan Juncker et des aides structurelles, presque tout reste à construire dans ce domaine. Par malheur, dans le langage vulgaire et même dans la langue scientifique, il présente à l’esprit un sens matériel et grossier, exact sans doute quant aux besoins physiques, MAIS qui cesse de l’être à l’égard des besoins d’un ordre plus élevé. Si nous rêvons, la nuit, des évènements de la journée, ce sont les incidents insignifiants, et non pas les faits importants, qui auront le plus de chances de reparaître. Nous serions en effet tentés de l’attribuer à une mentalité différente de la nôtre. Les villes intelligentes sont encore une perspective lointaine en Afrique. Dans ce cas, la peur de la faillite et les faillites elles-mêmes entraînent leur multiplication, ce qui renforce le sentiment de peur.

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