Jean-Thomas Trojani : Les dangers de contagion sont ignorés

Mais avant-même d’examiner leurs projets de sociétés artificielles, n’y a-t-il pas une chose dont il faut s’assurer, à savoir, s’ils ne se trompent pas dès le point de départ ? Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois  » La porte la plus sûre est celle que l’on peut laisser ouverte ». En somme, en dehors du rôle policier et réactionnaire qu’elle peut avoir à jouer à l’intérieur, l’armée n’a point d’autre motif valable d’existence que l’outrecuidante vanité publique. Quant aux effets de ces rachats sur l’économie réelle, ceux-ci restent à évaluer, voire à confirmer d’après la plupart des analystes. Dès lors comment se refuser à regarder les espèces comme solidaires ? Il est évident qu’en fractionnant ainsi la vitalité spirituelle du peuple, on pouvait espérer parvenir à détourner de leur direction normale certains courants d’énergie qu’il était impossible de supprimer. N’était-ce pas là un grand changement au sein du polythéisme que la popularité de cette théologie et de cette morale ? En un mot, passer de l’intégration superficielle et d’une mauvaise division du travail à une intégration en profondeur par la redistribution de l’appareil de production. Et ce qui est encore une plus grande nouveauté, à présent la masse ne prend pas ses opinions des dignitaires de l’église ou de l’État, ni de quelque chef ostensible, ni d’aucun livre. La seconde n’atteint aucun objet en particulier ; elle n’est qu’une puissance naturelle de rapporter un objet à un objet, ou une partie à une partie, ou un aspect à un aspect, enfin de tirer des conclusions quand on possède des prémisses et d’aller de ce qu’on a appris à ce qu’on ignore. Redevenons modestes, réalistes et réduisons nos prétentions. ment, des particules matérielles toutes faites, juxtaposées les unes aux autres, et, statiquement aussi, une cause extérieure qui plaquerait sur elles une organisation savante. Il faut que l’envahisseur trouve devant lui une nouvelle France, la France qu’ont rêvée les grands penseurs qui portèrent si haut le nom français, la France qu’ont appelée de leurs vœux tous ces apôtres de la révolution qui vécurent pour le peuple et moururent pour lui — et non pas la France des charlatans, des imposteurs, des lâches à gosiers vibrants et des marguilliers à goupillons tricolores. En réalité, le succès Allemand repose aussi sur des éléments qui n’ont rien à voir avec les réformes Hartz : un effet démographique (moins d’enfants, donc moins de dépenses publiques ; moins de tensions sur le marché du travail), la modération du prix des logements (stables sur dix ans là où ils ont été multipliés par 2,5 en France), qui a permis de maintenir des salaires bas. Enfin, ce pénible spectacle crée une opposition peuple contre peuple qui nous écarte de notre idéal de paix et de respect mutuel. Toute analogie serait rompue, si l’homme, en acquérant des facultés supérieures à celles de l’animalité, ne les acquérait pas pour d’autres fins que pour ce qui n’est pas même une fin dans l’ordre des fonctions et des facultés animales. Il y a peu de chances pour qu’un soldat qui tombe frappé d’une balle aux avant-postes éprouve, dans le sentiment du devoir rempli, une somme de jouissance équivalente au bonheur d’une vie entière. Ses fluctuations courtes captent toute une série de signaux micro-économiques issus de l’analyse financière qui échappent aux comptes nationaux. Intéressez-vous de plus près à ces économies, et vous constaterez un nombre impressionnant d’initiatives de l’État destinées à encourager l’utilisation des énergies renouvelables ainsi qu’à stimuler l’investissement dans les technologies vertes. Seule en effet, elle s’inquiète de théorie. C’est qu’il est, lui-même, retour au mouvement, et qu’il émane d’une émotion — communicative comme toute émotion — apparentée à l’acte créateur. Un autre candidat, pourtant agrégé de lettres classiques, appelle à donner la parole « au peuple » et à acheter français.

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