Patrons : le salaire de la crise

C’est pour résoudre cette équation délicate qu’un dispositif alternatif s’est progressivement imposé depuis 2006, aux côtés des classiques « prêt à taux zéro », « crédit d’impôt développement durable » et autres primes à la rénovation.Arnaud de Lummen ne s’arrête pas à de tels détails.Nous n’insisterons pas ici sur un point que nous avons approfondi dans des travaux antérieurs.La riposte trouve à peine sa place.C’est ainsi qu’en 2011 les subventions représentent jusqu’à 50 % de la marge des exploitations agricoles.La fondation Abbé Pierre chiffre depuis 2006 à 800 000 le nombre des personnes « aux portes du logement ».Mais rien ne prouve que la souffrance ait été voulue.Il y a urgence, c’est maintenant qu’il faut la mettre en œuvre et passer d’une logique de concurrence à une logique de complémentarité.Mais ce souvenir des efforts passés et de leur inutilité finit par nous donner le vertige.Au début des années 1990, les régions les plus pauvres de l’Union européenne (Espagne, Grèce, Irlande et Portugal) bénéficient à plein du marché intérieur et des aides de l’Europe pour rattraper leur retard en matière de développement socio-économique.Le départ de l’Allemagne de la zone euro serait pour l’Europe la manière la moins douloureuse de se débarrasser de cette construction contraire à la logique économique qu’a été l’euro et de pouvoir ainsi retrouver la croissance.Mais ceux mêmes, en très petit nombre, qui ont cru au libre arbitre, l’ont réduit à un simple « choix » entre deux ou plusieurs partis, comme si ces partis étaient des « possibles » dessinés d’avance et comme si la volonté se bornait à « réaliser » l’un d’eux.Il faut par conséquent abréger « l’euragonie » en interrompant le processus actuel, soit par un démontage volontaire et décidé en commun, soit par un processus imprévisible de sorties individuelles.

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