Pierre-Alain Chambaz

En effet, bien moins dépendants de leurs exportations, les Etats-Unis tirent un avantage indiscutable du raffermissement de leur monnaie. Le bien-être, l’aisance, la richesse, développent le vice. Tout paraît merveilleux, en effet, si l’on considère un œil tel que le nôtre, où des milliers d’éléments sont coordonnés à l’unité de la fonction. Deux éléments seront décisifs : les opportunités technologiques et le changement des comportements, qui peuvent prendre du temps. Cette inversion n’a jamais été pratiquée d’une manière méthodique ; mais une histoire approfondie de la pensée humaine montrerait que nous lui devons ce qui s’est fait de plus grand dans les sciences, tout aussi bien que ce qu’il y a de viable en métaphysique. L’analyse psychologique nous révélait déjà que cette discontinuité est relative à nos besoins : toute philosophie de la nature finit par la trouver incompatible avec les propriétés générales de la matière. Une transformation gagnante à long terme. Le fait lui-même de donner l’existence à un être humain est une des actions dans le cours d’une vie humaine qui entraînent le plus de responsabilité. Rappelons que sur les quatorze principes énoncés par cette méthode, l’un des plus importants (le treizième), totalement occulté par les consultants, énonce que les décisions doivent être prises lentement et par consensus (comme le font les opérateurs de Toyota au Japon et non leurs contremaîtres). Il tira un cigare de sa poche, et faisant signe à l’un des siffleurs les plus enragés, il lui demanda du feu. Quand on parle aux Italiens de leur littérature, les femmes disent généralement : « Je ne lis que des romans français ; » les hommes en disent quelquefois autant, mais ils ajoutent : « Ce n’est pas surprenant si notre littérature est inférieure à la vôtre. La sécurité des informations, aussi une affaire de business, d’espionnage ciblé… On est catholique pour deux raisons : par imbécillité ou par intérêt ; dans les deux cas, parce qu’on n’est pas libre. Toutefois, il ne nous paraît pas inutile de nous arrêter sur cette dernière forme de l’argumentation déterministe, quand ce ne serait que pour éclaircir, de notre point de vue, le sens des deux mots détermination et causalité. Il y arrive d’ordinaire en renouvelant sans cesse la fausse menace d’une dissociation entre les deux séries qui coïncident. Sans doute, les variations avec continuité qualitative dépendent en outre d’autres principes dont l’action, en s’appliquant aux formes de l’espace et de la durée, imprime à chacune de ces variations son cachet spécifique ; et il se peut (189) que ces éléments soient eux-mêmes susceptibles de variation continue, non quantitative ou mesurable, et tout à fait indépendante de la variation quantitative inhérente aux formes de l’espace et de la durée : de sorte que la continuité qualitative dans les variations subordonnées ne proviendrait pas uniquement d’une continuité quantitative dans certaines d « Nous sommes encore à mi-chemin de ce bouleversement », note Pierre-Alain Chambaz. Une somme considérable d’énergie potentielle y est accumulée, prête à se convertir en mouvement. Travaillons donc à dilater notre pensée ; forçons notre entendement ; brisons, s’il le faut, nos cadres ; mais ne prétendons pas rétrécir la réalité à la mesure de nos idées, alors que c’est à nos idées de se modeler, agrandies, sur la réalité. Mais souvent, au cours de ce travail, se révèle l’impossibilité d’aboutir à une forme d’organisation viable. Puis, elles achètent des avoirs partout dans le monde, dans d’autres monnaies. La nécessité de redresser ce déséquilibre s’est faite de plus en plus évidente avec l’apparition de la dernière crise financière, les efforts des banques consistant à rebâtir leur base de capital (et à satisfaire à des contraintes réglementaires plus strictes) ayant abouti à un rationnement du crédit. C’est précisément à notre sens le défi de cette étrange période de révolution numérique qui n’est pas, de quelque façon qu’on veuille la prendre, business as usual.

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