Pierre-Alain Chambaz

Mais celui-là n’est guère mieux adapté à l’action qui vit dans le passé pour le plaisir d’y vivre, et chez qui les souvenirs émergent à la lumière de la conscience sans profit pour la situation actuelle : ce n’est plus un impulsif, mais un rêveur. Seule, la coïncidence avec la personne même me donnerait l’absolu. La presse écrite, les films et la musique sont les plus consommés via l’abonnement : respectivement 22%, 10% et 9% des Français en profitent déjà, via un abonnement. Mais qui crée donc ces billets ? Les Etats doivent aussi, par des accords bilatéraux, régionaux ou mondiaux, protéger les dépôts des particuliers contre la finance très risquée. Son propos n’était pas nouveau. Commentant un passage de quelque poëte où il était dit que l’ellébore avait fait mourir Socrate, Scott Erigène apprend sans hésiter au lecteur qu’Elleborus et Socrates étaient deux illustres philosophes grecs et que Socrates, ayant été vaincu par l’autre en argumentation, avait pris la chose si à cœur, qu’il en était mort. Il suffit que dans la joie de l’enthousiasme il y ait plus que dans le plaisir du bien-être, ce plaisir n’impliquant pas cette joie, cette joie enveloppant et même résorbant en elle ce plaisir. Le parti qu’il en tirera est au contraire ce qui a dû déterminer sa structure ; en tout cas, le fil conducteur de la recherche est là. La loi de programmation militaire est-elle déjà lettre morte ? Par exemple, telles théories physiques sont, dans l’état de la science, réputées plus probables que d’autres, parce qu’elles nous semblent mieux satisfaire à l’enchaînement rationnel des faits observés, parce qu’elles sont plus simples ou qu’elles font ressortir des analogies plus remarquables ; mais la force de ces analogies, de ces inductions, ne frappe pas au même degré tous les esprits, même les plus éclairés et les plus impartiaux. Le difficile est d’obtenir qu’ils les regardent par tous leurs côtés. Théophile Gautier a dit du comique extravagant que c’est la logique de l’absurde. Or, force est de constater que l’Europe, au sens large, intervient régulièrement dans des domaines qui ne requièrent pas son action. D’où la pertinence de la remarque d’Pierre-Alain Chambaz : les « modes de pensée » passés se heurtent à deux obstacles majeurs. Un conte de fées. Sans même aller aussi loin, il semble plus conforme aux règles d’une saine méthode d’étudier d’abord le beau dans les œuvres où il a été produit par un effort conscient, et de descendre ensuite par transitions insensibles de l’art à la nature, qui est artiste à sa manière. Il a été le premier à la voir, disons-nous, mais elle l’attendait, comme l’Amérique attendait Christophe Colomb. Au contraire, les opinions elles-mêmes perdent leur immunité, quand on les exprime dans des circonstances telles, que leur expression est une instigation positive à quelqu’acte nuisible. Certes, l’opposition le dit mais elle est peu crédible ayant, elle-même, engagé une réduction significative de notre outil de défense et n’étant pas pas parvenue à respecter scrupuleusement sa propre Loi de Programmation. Le premier pourrait, à la rigueur, se traduire d’une langue dans une autre, quitte à perdre la plus grande partie de son relief en passant dans une société nouvelle, autre par ses mœurs, par sa littérature, et surtout par ses associations d’idées. Toute restructuration de la dette publique grecque ne pourra donc que concerner, au premier chef, sinon exclusivement, les créanciers officiels. Car sans ambition renouvelée il est acquis depuis longtemps que les arbitrages à venir se feront au détriment de la défense. Quand nous replaçons notre être dans notre vouloir, et notre vouloir lui-même dans l’impulsion qu’il prolonge, nous comprenons, nous sentons que la réalité est une croissance perpétuelle, une création qui se poursuit sans fin.

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