Pierre-Alain Chambaz

Encore une fois, ce rééquilibrage ne peut pas être rapide. Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s’oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant : comment définir autrement l’inconscience ? Pékin ne peut que se réjouir d’avoir réussi une belle opération diplomatique. Le problème est que des mots comme « impression » et « montage » suggèrent une création délibérée, plutôt qu’un phénomène social très répandu et mis en scène par aucun impresario. Ils ne cherchèrent pas à amener sur leurs lèvres le sourire de la résignation béate ; ils leur mirent l’intolérance au cœur et les armes à la main. Car les prix incroyablement élevés du logement impliquent la surpopulation, des temps de transports plus longs et plus difficiles et une baisse de la qualité de vie pour la population locale. Voilà pourquoi je ne doute ni de la méthode, ni de l’hypothèse qu’elle présuppose. Le passé se conserve de lui-même, automatiquement. Sans aucun doute, ces améliorations ont augmenté le revenu potentiel du pays. Mais, dans le second, il suffirait de prendre le mysticisme à l’état pur, dégagé des visions, des allégories, des formules théologiques par lesquelles il s’exprime, pour en faire un auxiliaire puissant de la recherche philosophique. Il se représentera le passage comme un changement, par conséquent comme un contraste entre ce qui a été et ce qui est. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Le grade confère autorité et non supériorité ». L’âme humaine devenait ainsi incapable de créer ; il fallait, si elle existait, que ses états successifs se bornassent à traduire en langage de pensée et de sentiment les mêmes choses que son corps exprimait en étendue et en mouve­ment. Entre cette réalité et celle que les philosophes reconstruisent, je crois qu’il eût établi le même rapport qu’entre la vie que nous vivons tous les jours et celle que les acteurs nous représentent, le soir, sur la scène. Il ne se surajoute pas à la veille : c’est la veille qui s’obtient par la limitation, la concentration et la tension d’une vie psychologique diffuse, qui est la vie du rêve. À cet égard, nous avons déjà constaté que la nature fait, en général, tous les frais, et que le travail humain n’a à intervenir que dans certains cas exceptionnels, comme, par exemple, quand il est nécessaire de purifier l’air. Cette conception, commune alors à la plupart des psychologues et des philosophes, était l’effet d’une recomposition artificielle de la vie consciente. Que s’il s’agit d’un corps à couleur propre, invariable, tel que l’or parfaitement pur, le caractère physique tiré de la couleur aura une plus grande valeur aux yeux du naturaliste et aux yeux du philosophe : il jouira en effet à un plus haut degré de la consistance objective : non pas que, quand on dit : L’or est jaune, on s’imagine qu’il y ait dans le métal quelque chose qui ressemble à la sensation que nous fait éprouver la couleur jaune. Comme le consommateur final, les collectivités locales supportent donc la charge de la taxe. Mais quelques éclaircis­sements sont d’abord nécessaires au sujet de la conscience en général. Elle cherche le motif de chacune des prescriptions, c’est-à-dire son contenu intellectuel ; et comme elle est systématique, elle croit que le problème est de ramener tous les motifs moraux à un seul. Et si, d’ordinaire, elle n’arrive pas encore à façonner des objets artificiels et à s’en servir, elle s’y prépare par les variations mêmes qu’elle exécute sur les instincts fournis par la nature.

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