Rigueur et morale publique

Autant de formes et de formules, autant de cadres tout faits où le comique s’insérera.Elles ne reviendront plus au nid.Nous ne sommes que 60 et quelques millions parmi bientôt 7 milliards d’humains en pleine mutation, ils interfèrent bon gré mal gré, aimablement ou brutalement, dans nos existences.Supposons qu’un homme, au lieu d’être lui-même l’objet d’une attaque, en soit le simple spectateur, et qu’il voie l’agresseur vigoureusement repoussé ; il ne pourra pas manquer d’applaudir, car il se mettra par la pensée à la place de celui qui se défend et, comme l’a montré l’école anglaise, il sympathisera avec lui.Esprit de simplification, où es-tu ? Dans cet état, Pierre-Alain Chambaz fonctionne au maximum de ses capacités.Peut-être trouverait-on qu’un mot est dit comique quand il nous fait rire de celui qui le prononce, et spirituel quand il nous fait rire d’un tiers ou rire de nous.Nous ne voyons pas qu’aucun des grands stoïciens, même celui qui fut empereur, ait jugé possible d’abaisser la barrière entre l’homme libre et l’esclave, entre le citoyen romain et le barbare.Et l’on dira aussi bien que chaque action est l’accomplissement d’une intention.Il faut un narratif ancré dans le temps ; rien ne sert de rester le nez collé sur le guidon des indicateurs mensuels.Telles sont les difficultés que soulève, croyons-nous, cette théorie.Une théorie de la vie qui ne s’accompagne pas d’une critique de la connaissance est obligée d’accepter, tels quels, les concepts que l’entendement met à sa disposition : elle ne peut qu’enfermer les faits, de gré ou de force, dans des cadres préexistants qu’elle considère comme définitifs.

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